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Mis à jour en septembre 2009
Copyright Marc Leprêtre

Le moteur auxilliaire

Il s'agit d'un Lister-Petter LPWS3, soit un trois cylindres injection indirecte de 30 CV.

Lister ? Quesako ?  img_mot

En effet Lister est peu connu dans le domaine de la plaisance mais plus dans le domaine de la marine marchande, où l'on retrouve la marque qui motorise les groupes électrogènes.
Il équipe également les bateaux de secours des cargos : Sab.

Les raisons qui ont guidés ce choix et qui sont bien-sûr discutables, étaient d'avoir un moteur qui ne soit pas issu du monde automobile, mais industriel.
C'est le même Lister ou peu s'en faut, qui équipe les groupes électrogènes et qui est marinisé.
Le moteur est donc prévu par le constructeur pour tourner pendant de longues périodes à régime fixe se qui diffère d'une automobile où le régime n'est jamais constant.
La durée de vie normale est de plus de 10 000 heures.

Dans l'esprit, la conception est donc plus adapté à l'utilisation marine. De plus il a l'avantage de pouvoir fonctionner sans restriction au gas-oil ou au kérosène, de permettre un fonctionnement continu avec une inclinaison de 20° et intermittent à 30°. Il est également équipé d'une pompe à injection par cylindre et tourne «raisonnablement» à 3000 tr/mn.

Après 10 ans de fonctionnement, j'en suis globalement satisfait. Le moteur en région tropicale est soumis à rude épreuve. Il est très difficile de maintenir la température du compartiment moteur dans le cahier des charges du constructeur. Oxygène n'a pas été conçu dès le départ pour des navigations tropicales. Aux Antilles, la température de l'eau est de 29° et non 16/18° comme en Bretagne. Idem pour l'air qui à l'extérieur et au soleil grimpe à plus de 40°.

Il faut donc ménager la bête, et le faire tourner à un régime raisonnable : de l'ordre de 2200 tr/mn au maximum. Au delà, il serait nécessaire de modifier le compartiment moteur afin que ce dernier soit suffisamment alimenté en air «frais» ce qui est le cas sur peu de bateau.

Question subsidiaire : faut-il faire touner son moteur sous charge légère ou non, afin de le préserver d'un glacage des cylindres ?

C'est encore une fois l'arlésienne ! Pour ma part, le moteur est la pricincipale source de rechargement de mes batteries. Couplé au dessalinisateur, il sert également à produire l'eau douce du bord.

Ce moteur qui a été installé en 1999, ne totalise que 3600 heures de service en 2009. Il y a de fortes chances pour qu'il meurent de vieillesse et non d'usure ce qui sera je l'espère aussi mon cas.
Donc je suis partisan de le faire tourner. Il n'y a rien de pire qu'un moteur qui ne tourne pas.
De plus, avec une pompe HP de dessalinisateur qui demande 2,5 cv et des alternateurs qui demandent un plus de 5 cv, ce n'est plus tout à fait sans charge. CQFD !

 

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