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Mis à jour en septembre 2009
Copyright Marc Leprêtre

Le matériel de survie

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Cher, Ô très cher matériel de survie !

N'ayons pas peur des mots : si vous allez dans les Caraïbes c'est encore plus l'arnaque qu'en France !
Les constructeurs s'en donnent à cœur joie.

Vous achetez un BIP avec tout le matériel dedans, eau, nourriture, hameçons etc. et ensuite vous êtes coincés : il va falloir payer.

Pourquoi ne pas laisser le soin au skipper de s'organiser au point de vue survie ?

Peut-être que ce n’est pas dans la mentalité française.
On est tellement habitué à tout légiférer que s'il n'y a pas de loi obligeant à avoir du matériel de survie dans un cadre bien défini, combien de bateaux français s’équiperont du nécessaire ?

Étonnamment, comme la révision annuelle des BIP est obligatoire, il y a donc un certain volume de travail qui est assuré.
En poursuivant le raisonnement, plus le volume est important plus, plus les prix devraient être bas. Eh, bien non !

  • 700 €, pour une révision d'une PLASTIMO 10 places de 9 ans d'age (station Plastimo Trinidad, 2002)
  • prix d'une survie neuve 6 places : 1800 € en 2002

Cherchez l'erreur ! Il n'y a pas que la survie qui est gonflée !

Comment faire pour faire entretenir son matériel à l’étranger ?
Les réseaux de distribution font dans le rentable, alors essayez de trouver un représentant de la marque dans certains pays qui ne sont pas fréquentés par des milliers de bateaux.
C’est peine perdue !
Même s’il en existe un, il y a de fortes chances pour qu’il soit très loin d’où vous vous trouvez.
Délai, frais de transport, font qu’il faut avoir un bon capital confiance et un gros portefeuille pour rester dans le circuit normal de la legislation française. On est alors bien obligé de s’organiser, si l’on veut survivre…

Ceux qui pensent que le BIP dans son sac étanche ou container, reste fiable au fil des années, devraient demander à Plastimo combien ils ont changé de boudins sous-garantie ces derniers temps (2001)
Les survies se dégonflaient durant les tests ! - dont la mienne

Alléluia ! Tout ceci relève du passé grâce aux nouveaux textes en vigueur !

Un grand pas en avant a été fait. Il est vrai que l'on était au bord du gouffre ! Les révisions se font désormais tous les trois ans et la survie «classique» peut-être remplacée par un engin pneumatique gonflable avec une bouteille.
La durée de vie a été portée à 15 ans.

Super ! Sauf que tous les trois ans ça ne tombe pas sur les dates anniversaires de certains de ses composants. Moralité il faut tout changer ou presque à chaque révision. C'est ti pas beau le progrès !

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Une annexe gonflable assez grande et de bonne qualité, reste à mes yeux, très certainement l’engin le plus fiable.
L’unique condition : qu’elle soit gonflée en permanence, prête à être jetée à l’eau si nécessaire.
Un container étanche avec le matériel minimum et la nourriture, un ou plusieurs jerrycans d’eau et vous aurez très certainement des chances de vous en tirer. Plus besoin de révision, de changer quoique ce soit de périmé, vous savez toujours où vous en êtes. Votre annexe, elle, elle tiendra le choc, pendant des semaines s’il le faut.
Si elle se retourne, c’est beaucoup plus facile à gérer, qu’un BIP dans la même situation.

 

 

Les fusées

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Les fusées sont toujours obligatoires !

Personnelement, je vois mal un pétrolier de 300m et ses trois hommes d'équipage, assurer une veille assidue. A mon avis, à part la mise à feu de la fusée Ariane, comment je pourrais attirer leur attention ?

Bon allez, n'exagerons pas, un Scud, à la rigueur peut faire l'affaire, mais en dessous ?
A noter, que le départ des Scud sont nettement plus surveillé que ceux d'Ariane par l'Oncle Sam. Atout à ne pas négliger si l'on navigue non loin des côtes étas-uniennes. CQFD.

Pourtant tout le monde sait qu'une VHF portable avec de bons accumulateurs ou une balise Kopsa-Sarsat sont nettement plus efficaces pour espérer être repéré par un navire marchand. Ces bateaux veille en permanence le canal 16 en VHF, comme nous tous.. Avec la portée d'une bonne radio portable, il n'y a aucun problème pour accrocher un cargo à peine visible sur l'horizon.

Mais bon, ce n'est pas réglementaire. Et pour la Gendarmerie Maritime, le réglement c'est le réglement. Alors mourrons mais reglementairement, s'il vous plaît.

 

Les moyens radio

Un des gros problèmes en cas de détresse, sera de pouvoir déclencher l’alerte.

Les moyens radiophoniques les plus usités :

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  • La VHF : efficace mais de courte portée
  • La BLU: même s'il ne reste plus trop de services officiels, il y a encore des réseaux de bénévoles
  • La balise de détresse Kopsa-Sarsat

 

 

Sans être quelqu’un de stressé, j’ai les trois.
Il ne me reste plus qu’à devenir célèbre, et je suis sûr que l’on viendra me chercher !
Je pense que la balise est un réel progrès pour le monde de la plaisance.
En Atlantique, il serait dommage de se priver d’un tel moyen d’alerte.

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Pour le Pacifique, le trafic des cargos est nettement moins dense. Qui viendra lorsque l’on sera également hors de portée des avions ?

 

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